Pour envoyer des informations, en dehors d’un réseau local, il est absolument nécessaire d’avoir un réseau commuté. Pour ce faire, il existe deux types de commutations: la commutation par circuits, de plus en de plus délaissée car il comporte certains obstacles, et la commutation de paquets.

Apparu dans les années 1970, celle-ci a été créée pour faire face à un problème majeur: le transfert d’informations numériques sur longues distances.

commutation de paquet

La méthode utilisée par la commutation de paquets est de fractionner l’information en plusieurs morceaux, appelés “paquets”, chacun comportant un “champ de contrôle” placé en tête de paquet. Comme l’explique si bien le Centre National de Recherche Scientifique (CNRS) français: “Dans un réseau à commutation de paquets, un noeud de commutation a pour rôle de recevoir les paquets entrants, d’examiner les en-têtes et les destinations, de choisir une voie de sortie pour chaque paquet, de mettre les paquets reçus dans les files d’attente adéquates pour leur acheminement. On notera, en particulier que des paquets provenant de messages différents peuvent être multiplexés (multiplexage temporel) sur une même liaison et que les débits des différentes liaisons peuvent être différents”.

Ce point est extrêmement important et marque une différence fondamentale avec la commutation de circuits, qui reste mobilisé durant tout le temps de la communication entre émetteur et récepteur. Une fois l’information complètement transférée, les liaisons sont alors libérées pour être utilisées dans le cadre d’une autre communication. 

Une illustration de la commutation par circuits publiée par le CNRS

Le découpage des données opéré par cette méthode permet ainsi de mieux rationaliser le réseau.

Quant à l’en-tête, celui-ci contient la destination de l’information, ce qui permettra par la suite à l’arrivée des paquets au commutateur de les aiguiller sur le réseau vers leur destination finale.

Qu’est-ce qu’un commutateur?

Le commutateur est l’outil qui aiguille l’information reçue en paquets vers sa destination.
Pour ce faire, le commutateur est programmé pour savoir lire des “tags” ou étiquettes, que sont les adresses nécessaires à son routage dans les noeuds du réseau, présents dans l’en-tête des paquets.

Placés dans une file d’attente, les adresses de ces paquets sont analysées pour savoir vers quelles interfaces les rediriger, et ce grâce à une table de routage appelée table de commutation, pour qu’enfin l’information soit reconstituée à partir des paquets reçus.

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