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7 chaînes Youtube à suivre recommandées par les développeurs de GoMyCode

Youtube est une véritable mine d’informations. Grâce à des tutoriels ou des vidéos, tout le monde peut aujourd’hui apprendre un tas de chose, et encore plus dans le monde de la tech. 

Voici 7 chaînes Youtube recommandées par les développeurs de GoMyCode pour développeurs confirmés ou juste simplement pour découvrir le monde du coding.

1- Mayuko

Avec 263.000 abonnés sur sa chaîne Youtube mais plus de 11 millions de vues au cumulé, Mayuko raconte sa vie de développeur. Au programme: de la Tech, du coding et des conseils sur comment mener sa carrière.

Retrouvez sa chaîne Youtube ici: https://www.youtube.com/user/hellomayuko/videos

2 – Traversy Media

996.000 abonnés pour Traversy Media. La chaîne propose les meilleurs didacticiels de développement et de programmation Web en ligne pour toutes les dernières technologies Web, notamment Node.js, Angular 2, React.js, PHP, Rails, HTML, CSS et bien plus encore. 

Une chaîne idéale pour les développeurs et développeurs en herbe.

3 – Dev Ed

La chaîne de Dev Ed est suivie par 246.000 abonnés. Dans ses innombrables vidéos, le développeur vous aide à apprendre le développement Web, la conception Web, la modélisation 3D, ou encore des outils comme Figma et plus sans vous ennuyer.

“Le but de cette chaîne est de vous faire devenir aussi créatif que possible! Donc, si vous aimez créer des jeux vidéo dans Unity ou développer une application dans node.js, restez et amusez-vous!” assure le jeune développeur. Un beau et riche programme.

4- DesignCourse

Du graphic Design au Frontend development, Gary a créé des centaines de cours diffusés sur sa page Youtube où il enseigne le Full Stack avec des tutoriels sur le UX/UI design, le frontend dev, le backend dev ou encore le graphic design…Bref rendez-vous chaque semaine du lundi au jeudi pour découvrir ses nouvelles vidéos.

5- The Net Ninja

The Net Ninja propose sur sa page Youtube des dizaines de vidéos sous format tutoriel pour devenir “ceinture noir en développement”. Avec des cours qui commencent au niveau débutant pour arriver à un niveau plus avancé, The Net Ninja vous propose des tutos sur Modern JavaScript, Node.js, React, Vue.js, Firebase, MongoDB, HTML, CSS et bien d’autres encore.

6- FreeCodeCamp

FreeCodeCamp est une communauté open source qui grâce à sa chaîne Youtube apprend aux jeunes et moins jeunes à coder gratuitement. 

En dehors de la chaîne Youtube, l’association dispose d’une plateforme Web d’apprentissage interactive, un forum de communauté en ligne, des forums de discussion, des publications en ligne et des organisations locales qui ont pour objectif de rendre le développement Web d’apprentissage accessible à tous. 
Véritable mine d’informations et de formations, la chaîne Youtube compte près de 1,7 millions d’abonnés.

7 – The Coding Train

Dans un univers coloré et un peu décalé, The Coding Train propose lui aussi des didacticiels vidéo de codage créatifs sur des sujets allant des bases des langages de programmation comme JavaScript à l’art algorithmique, l’apprentissage automatique, la simulation, la poésie générative, etc.

Bref, un vrai tour d’horizon du développement dans un style ludique.

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Vous souhaitez suivre les formations proposées par GoMyCode? N’hésitez pas à vous inscrire pour la prochaine session: https://www.gomycode.co/inscription

GoMyCode lance sa formation en UX Design

Et si vous deveniez UX Designer?

Toujours à l’écoute de ses étudiants, GoMyCode lance sa formation en “introduction à l’UX design”, qui débutera le 06 juin prochain.

Ce programme qui sera en Part-Time se déroule sur 12 semaines, à raison de 4 heures par semaine. Il vous permettra de vous doter des connaissances et des outils nécessaires pour comprendre l’expérience utilisateur et de créer un produit final.

Quand est-ce que débutera le programme?

Le programme Part-time en UX Design débutera le 06 juin prochain et à chaque mois débutera une nouvelle session.

Le programme aura lieu dans nos Hackerspaces de Tunis et Sousse, tous les samedis de 14h à 18h00.

Le prix de la formation est de 750 dinars avec une réduction de 50 DNT si vous présentez votre carte étudiant.

A qui est adressé ce programme?

La formation en introduction à l’UX design est destinée aux personnes ayant 14 ans ou plus, passionnés par le UX design ou qui veulent se lancer dans le UX design.

Si vous êtes simplement curieux et souhaitez apprendre les bases de l’UX design, cette formation est aussi faite pour vous.

En effet, aucun prérequis technique spécifique n’est nécessaire pour démarrer en UX Design. Il vous sera seulement recommandé d’avoir une bonne capacité d’analyse et de détection des problèmes ainsi qu’une imagination et une créativité qui pourront vous donner un avantage pour avancer plus efficacement. Enfin, une connaissance de l’utilisation d’outils et d’applications en ligne est souhaitable.

Ce que vous apprendrez durant cette formation

A la fin de notre formation en UX Design vous aurez ainsi été introduits à la conception de l’expérience utilisateur et aurez appris à évaluer un produit existant, à détecter ses forces et ses faiblesses (ergonomie, convivialité, impact émotionnel sur l’utilisateur…), à concevoir de manière créative une solution adéquate, à comprendre l’utilisateur final d’une application numérique (application mobile) ou d’un produit physique, à analyser son comportement, ses souhaits et ses attentes.

Vous aurez aussi appris à effectuer une bonne étude de conception UX pour une utilisation confortable et facile du produit final, à découvrir le wireframing et le prototypage, à manipuler les outils de l’UX design et maintenir un processus de conception au cours des différentes étapes et enfin à garantir la satisfaction de l’utilisateur final d’une application numérique. 

Un suivi personnalisé avec nos instructeurs

Toutes nos formations se déroulent sur une plateforme unique en son genre.

Facile à utiliser, gamifiée, ludique, accessible 24h/24, 7j/7 et avec un contenu sous plusieurs formes (vidéos, images, mini-projets), notre plateforme éducative a été conçue spécialement pour faciliter l’expérience d’apprentissage. Celle-ci donne la possibilité à l’étudiant de suivre sa performance, d’identifier les points d’amélioration et d’organiser son emploi du temps avec son instructeur.

Comme vous l’avez compris, vous serez également suivis par nos instructeurs qui vous accompagneront avec joie tout au long de votre formation jusqu’à la finalisation de votre projet. Chaque étudiant sera accompagné par un instructeur de haut niveau car nous croyons fermement qu’une formation efficace passe par une assistance humaine.

Une formation orientée projet

Comme toutes nos formations, la formation en UX design sera orientée projet, c’est-à-dire, qu’elle se clôturera par un projet élaboré par vos soins. Le projet passe par une étape de développement et de testing avant d’être validé. 

Ensuite, l’étudiant présentera son produit à notre communauté (entrepreneurs, investisseurs, parents, etc.) pendant le Demo Day.

C’est l’occasion pour les étudiants de développer des compétences de présentation, de montrer leur travail et de trouver éventuellement un associé ou un investisseur.

Rejoindre la communauté

Quand vous rejoignez les programmes GoMyCode, vous rejoignez une communauté de passionnés du numérique qui vous apporte support, motivation et créativité. Cela est renforcé par les différents événements organisés par la communauté: hackathons, talks, panels…qui viendront étoffer votre réseau.

Alors qu’attendez-vous pour vous lancer?

Réservez votre place dès maintenant sur le 31 314 570 ou directement sur notre site web:  https://gomycode.co/inscription .

Retrouvez aussi les programmes de formations en ligne proposés par GoMyCode ici : https://gomycode.co/online



Le Neuromarketing gagne du terrain: Faut-il s’en inquiéter?

Dans le domaine du marketing, un phénomène prends beaucoup d’ampleur ces dernières années et connait une forme d’apogée: Le neuromarketing.

Le neuromarketing est une science étudiant le cerveau humain au moment de l’achat d’un bien ou d’un service afin de mieux cerner les habitudes du consommateur.

Dans une société et un monde qui évoluent sans cesse, cette évolution du marketing traditionnel basé sur la publicité, les médias ou encore les réseaux sociaux, fascine autant qu’elle ne fait peur.

Mieux comprendre pour mieux persuader

Le neuromarketing veut comprendre ce qui se passe dans la tête d’un acheteur pour mieux comprendre ses besoins. Il étudie ainsi les signaux du cerveau au moment d’un achat ou lorsque se présente à lui une publicité. C’est donc l’application des neurosciences cognitives au domaine du marketing et de la publicité.

Le neuromarketing va ainsi étudier les stimuli envoyés au cerveau lorsque celui-ci est face à un produit, une publicité, une odeur ou une marque donnée, grâce à la neuroscience. En parallèle, les résultats des études de ces stimuli permettront d’adopter des outils plus persuasifs pour les marques favorisant l’achat de leurs produits.

Ainsi, celui-ci repose donc sur l’étude de deux axes essentiels: Les sensations et les émotions du consommateur guidés par les stimuli envoyé à son cerveau.

Le storytelling: le facteur clé

Quand une marque veut “persuader” un consommateur d’acheter son produit, celui-ci ne devient plus le centre de la publicité, comme il était d’usage. Aujourd’hui, le storytelling, à savoir, l’histoire autour du produit, occupe une place nettement plus importante, et ce pour une raison simple: toucher le consommateur dans ses émotions et dans ses sensations, et annihiler ainsi la partie du cerveau chargée de la réflexion.

Ce changement d’approche basé sur la neuroscience se base sur un travail invisible généré par ce storytelling sur le subconscient: on n’achète plus un produit parce qu’on a conscience qu’il nous est utile, mais on l’achète parce que les émotions renvoyées par celui-ci impactent notre subconscient nous incitant à l’achat.

En schématisant, le produit devient un prétexte d’achat. On ne l’achète plus pour ce qu’il est, on l’achète pour la représentation émotive qu’il a sur notre subconscient.

C’est ainsi, que de plus en plus de marques créent différents scénarios pour mieux impacter ce subconscient en faisant appel à nos émotions et nos sensations dans un but bien précis: nous faire acheter le produit.

Emotion, mémorisation et attention: Comment notre cerveau est-il scruté?

Les adeptes du neuromarketing cherchent à retrouver 3 choses à travers l’étude de notre cerveau: étudier nos émotions mais aussi notre mémorisation et notre attention.

Cela se fait à travers plusieurs outils comme les IRM, les électroencéphalogrammes et le Eye-tracking, qui permet à travers des lunettes spéciales de voir comment le cerveau réagit à travers la visualisation d’un produit.

Ces techniques de neuromarketing, qui ont commencé à travers la publicité classique, se retrouvent également aujourd’hui sur le web. En effet, celles-ci ont permis la mise en place de “parcours” de navigation sur différents sites ou réseaux sociaux, afin d’optimiser la tentation d’achat chez les internautes. Ces “parcours”, s’ils semblent anodins, cachent en réalité des études comportementales des consommateurs sur le web, à travers notamment le neuromarketing.

Ainsi, en vous incitant d’aller de telle rubrique à telle rubrique, en vous montrant tel ou tel produits, avant de vous voir proposer telle promotion, vous êtes inconsciemment guidé et préparé à acheter un produit X. Tout ce “parcours”, s’il vous semble “normal” est en réalité étudié, scruté et amélioré afin que votre subconscient soit touché pour favoriser l’acte d’achat du produit X.

Par exemple, lorsqu’un site marchand vous dit qu’il ne reste plus que deux exemplaires d’un tel produit, il s’agit d’une technique issue des études neuroscientifiques pour vous inciter à acheter ce produit, car dans votre inconscient, ce sont les émotions qui prennent le dessus: “ce produit risque de ne bientôt plus être disponible, il faut que je me le procure, au cas-où”.

Faut-il avoir peur du neuromarketing?

Si de nombreuses études sont réalisées par les marques en faisant appel à des personnes “cobayes” soumises à ces expériences, cela ne reste pour le moment qu’au stade de recherches de laboratoires, puisqu’il est tout bonnement impossible de réaliser des telles études de neuromarketing de masse sur les consommateurs en général.

Ainsi, si le neuromarketing permet aux marques de mieux adapter leurs produits, elles n’ont pas encore un impact réel et palpable créant dans le cerveau du consommateur un “bouton d’achat”. Ce qui pose également problème dans ces recherches, c’est le manque de transparence des entreprises qui les mènent. Décriées et opaques, elles ne révèlent pas souvent les méthodes utilisées sur ces “cobayes humains”, ni les noms des entreprises qui payent très cher de telles études pour leurs marques.

Cependant se pose la question de l’éthique et de l’usage de telles pratiques dans un but de “manipuler” le consommateur. Si aux Etats-Unis, une telle question a été balayée par les députés, en France, au contraire, celle-ci est prise très au sérieux et une loi interdisant l’usage des neurosciences dans le domaine du marketing a été adoptée a été adoptée en 2011 à travers la loi relative à la bioéthique.

Se pose également la question de l’usage de cette technique dans d’autres domaines liés à la communication, comme par exemple, la communication gouvernementale ou encore les campagnes électorales lors d’élections. Pour le moment, rien ne dit que de telles avancées dans le neuromarketing pourront avoir un impact significatif sur les citoyens.

En effet, plusieurs scientifiques ont remis en cause un tel impact du neuromarketing, jugeant l’exploration du cerveau encore difficile et l’application des neurosciences au marketing pas très fiable. C’est le cas par exemple de Fabrice Guillaume, docteur français en neuropsychologie qui affirme au site Digital effervescence: “Il s’agit là de déduire un état psychologique, assez mal défini reconnaissons-le, à partir d’une activité cérébrale localisée. La validité est douteuse. Ce n’est pas parce qu’il y a des nuages dans le ciel à chaque fois qu’il pleut que l’on affirmera qu’il pleut à chaque fois qu’il y a des nuages. Ce raisonnement serait-il moins absurde à l’intérieur de la boîte crânienne ?”.

Même son de cloche du côté des docteurs Droulers et Roullet, chercheurs en neurosciences cognitives et spécialistes de la question, qui estiment que “le fait d’observer (au niveau macroscopique) n’a jamais influé ou modifié le sujet d’observation. Affirmer que la découverte de certaines activations cérébrales sous certains stimuli commerciaux est le premier pas vers une manipulation pure et simple, relève de l’affabulation ou de l’ignorance”.

En Tunisie, nous sommes encore bien loin de ce débat, pourtant il devrait amener à faire réfléchir. En effet, si nous avons encore notre libre choix et notre libre arbitre, le fait que de telles études soient menées et placent les hommes en souris de laboratoires devrait pouvoir donner lieu à un débat public et à la mise en place d’un cadre législatif capable de protéger les citoyens de potentielles évolutions futures du neuromarketing, qui pourrait selon certains, devenir à terme, un outil de manipulation de masse.

À la rencontre de nos instructeurs: Moez Kouni

Moez Kouni est l’un de nos nombreux instructeurs. Si certains de nos étudiants ont à faire à lui quotidiennement dans le cadre du suivi effectué lors de nos programmes de formation, certains d’entre vous ont surement suivi le Free course donné par GoMyCode sur nos réseaux sociaux sur les bases de React Hooks et présenté par Moez.

React Hooks For Beginners

Publiée par Go My Code sur Mercredi 29 avril 2020

Autodidacte dès le plus jeune âge

Comme la plupart des passionnés de développement, Moez est un autodidacte. Il a commencé à apprendre et à pratiquer le développement dès le plus jeune âge, tout seul.

Tout commence dans les années 2000, quand pour la première fois il touche à un ordinateur et découvre internet: “Pour moi c’était comme de la magie. Je voulais absolument découvrir le ‘truc’, comment ça se passait, comment ces pages étaient créées. J’ai donc commencé à faire des recherches pour comprendre et quand j’ai compris, vers l’âge de 11 ans, je me suis intéressé aux langages HTML, puis CSS, et enfin Javascript. A chaque fois, je choisissais un sujet et créais une page web pour me montrer à moi même que je maîtrisais”.

Un chemin sinueux vers le développement

Titulaire d’un Bac Math, Moez a eu un parcours assez singulier avant de rejoindre l’équipe d’instructeurs de GoMyCode. Comme beaucoup de tunisiens, il a été victime de l’orientation post-bac: “Je n’ai pas eu mon bac avec une bonne moyenne, ce qui m’a empêché de faire ce que je voulais comme études universitaires. Victime de l’orientation, je me retrouve en Science des Technologies de l’information et communication”.

S’il n’aimait pas vraiment ce qu’il faisait, Moez, infatigable travailleur, y obtient tout de même d’excellentes notes tout au long des 3 années de licence, qu’il obtiendra avant d’arrêter ses études et de rentrer dans la vie active. Mais là aussi, il eut du mal à trouver son chemin: “J’ai commencé à travailler dans un environnement que je n’aimais pas. Je faisais un job que je n’aimais pas, mais il le fallait. Je prenais mon mal en patience le temps de faire quelque chose que j’aimais réellement, pas dans laquelle j’avais suivi des études” raconte-t-il, car pour lui, aimer son travail est la chose la plus importante.

Après une année travaillant sur les réseaux téléphoniques et informatiques, Moez change de cap et décide de suivre les formations de GoMyCode pour vivre de sa passion et devenir développeur: “C’était une superbe expérience qui m’a fait aimer encore plus le développement et m’a appris de nouvelles choses. C’est en ayant suivi ces formations que m’est venue la volonté d’être instructeur, car on apprend sans cesse des autres et sur soi” explique Moez. “Pour pouvoir faire des choses de qualité, te donner quotidiennement à fond même quand tu n’es pas bien et ne pas s’ennuyer, il faut vraiment aimer ce que l’on fait”, et cela il le démontre quotidiennement auprès des étudiants de GoMyCode.

Moez kouni

“Être instructeur m’a permis de combattre ma timidité”

En devenant instructeur à GoMyCode, Moez ne pensait pas devoir autant travailler sur lui même. Se qualifiant de “grand timide”, il éprouvait les plus grandes difficultés à s’exprimer en public: “En devenant instructeur, je me retrouvais de fait à faire des workshops devant des dizaines de personnes que ce soit dans nos hackerspaces ou dans des universités”.

Au fil du temps et avec un travail sur lui-même, le trac disparait: “Je n’avais jamais imaginé qu’un jour je m’exprimerai en public sans gêne, ni trac, et ça, je le dois à GoMyCode: d’abord à travers les workshops en soft skills mais aussi parce que j’ai été bien entouré et encouragé par toute l’équipe”.

Mais au delà de ce qu’il a appris sur lui-même Moez affirme que c’est “surtout des autres qu’on apprend lorsque l’on est instructeur. Communiquer avec les étudiants de 13 à 50 ans avec des visions, des approches, des expériences, des philosophies différentes, voir comment ils mettent en place des idées, des projets est quelque choses d’extrêmement enrichissant. Ces conversations sont plus nourrissantes intellectuellement que n’importe quelle autre chose, parce que chacun d’entre nous donne de lui-même mais aussi reçoit des autres, et c’est ce partage qui fait la différence” explique-t-il.

Ne jamais se dire qu’il est trop tard

Jamais avare de bons conseils auprès des étudiants de GoMyCode, Moez partage ses conseils à ceux qui souhaitent devenir développeurs: “Il ne faut jamais se dire qu’il est trop tard ou que c’est trop difficile: le monde technologique ne cesse d’évoluer d’heure en heure et les offres d’emploi ne cessent d’être publiées. Il faut se dire qu’il n’est jamais trop tard pour commencer à devenir développeur. Ce n’est pas une question d’âge: que l’on soit jeunes ou vieux, on peut toujours apprendre et y arriver. L’essentiel est de commencer et de ne pas abandonner!” assure-t-il estimant que la patience et l’autonomie sont les clés pour être un bon développeur.

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Re-skill, Up-skill: Devenez développeur web maintenant et payez plus tard

Et si vous garantissez dès maintenant votre avenir professionnel en devenant développeur FullStack JS?

En collaboration avec le programme Jobs, Opportunities, and Business Success (Tunisia JOBS) financé par USAID, GoMyCode vous propose son programme “Re-skill, Up-skill” pour démarrer votre carrière dans le numérique en ayant un temps d’avance sur l’avenir.

Le monde et la technologie évoluent ! Le numérique est l’un des plus grands secteurs de croissance de l’économie mondiale. Les compétences à maîtriser suivent naturellement cette évolution. Et peu importe votre domaine professionnel, une maîtrise des outils technologiques est essentielle ! 

En effet, les métiers d’aujourd’hui sont condamnés à disparaître, alors qu’on estime que 750.000 emplois informatiques ouvriront en Europe et que 250.000 postes seront disponibles en Afrique. Pire encore, le pourcentage de chômeurs estimé au quatrième trimestre de 2019 est de 14,9%. Il atteint même 33,8 % chez les jeunes entre 15 et 24 ans. 30% des chômeurs sont des diplômés de l’enseignement supérieur qui ont les moyens de devenir des développeurs.

Et si la solution se trouvait là, sous vos yeux?

Qu’est-ce que le programme “Re-skill, up-skill”?

Les écarts entre le marché de l’emploi et les qualifications disponibles ne cesse de se creuser. Face à ce constat, les jeunes tunisiens en fin d’étude ou à la recherche d’emploi tout comme le acteurs du monde professionnel doivent prendre l’initiative de construire une  infrastructure éducative performante qui répond autant aux besoins des uns que des autres.

Ce programme permettra aux bénéficiaires de suivre une formation intensive qui leur permettra de lancer une carrière de développeurs FullStack JS et de maîtriser les technologies demandées par les employeurs Tunisiens. 

Sur une initiative de GoMyCode en collaboration avec le programme the program Jobs, Opportunities, and Business Success (Tunisia JOBS), ce programme vise à aider les jeunes diplômés à la recherche active d’emploi de bénéficier d’une formation leur garantissant ainsi une insertion professionnelle. 

Tunisia Jobs, Opportunities, and Business Success (JOBS) est un programme visant à aider les petites et moyennes entreprises (PME) à créer des emplois durables pour les Tunisiens à travers le pays. En outre, JOBS augmente le taux l’employabilité et améliore les compétences des demandeurs d’emploi tunisiens sur la base d’une réforme du système de formation professionnelle tunisien.

D’une durée de 4 mois, ce programme se fera en deux sessions: La première débutera le 1er juin, la seconde, le 06 juillet.

Au total, 2000 personnes seront sélectionnées pour pouvoir se donner une nouvelle chance dans sa vie professionnelle.

Ne payez qu’une fois votre job décroché

La nouveauté introduite par ce programme, c’est qu’il présente plusieurs options de paiement dont une permet à l’étudiant de ne payer que les frais de dossier (500 DT). Le reste des paiements n’aura lieu qu’après avoir trouvé un job. 

Ces paiements permettront ensuite de payer la formation de nouveaux entrants. Ce modèle de partage de revenu a fait ses preuves aux USA et nous visons à l’introduire en Tunisie. 

Ainsi, vous pouvez faire le choix entre plusieurs options de paiement:

1 – Payez une fois recruté Payez 500 dinars au début du parcours. Le reste, soit 2500 dinars, sera payé sur 5 tranches (500 dinars par tranche) une fois que vous aurez trouvé un job de développeur. Pour bénéficier de cette option de paiement, il faudra passer par une étape de sélection et remplir la condition suivante: Avoir un diplôme Bac+5 (master, ingénieur ou doctorat) obtenu ou poursuivre sa dernière année d’étude dans un cycle de master ou d’ingénieur.

2 – Payez comptant: Payez à l’avance 2500 dinars et concentrez-vous sur votre programme de formation. Aucun autre paiement ne vous sera demandé ni durant, ni après le parcours.

3 – Payez Mensuellement: Divisez les frais de formation en 4 tranches et payez la somme de 750 dinars à chaque début de mois, tout au long des 4 mois de formtion.

4 – Prêt microfinance: Financez votre parcours avec un prêt microfinance sur 12 ou 24 mois avec nos partenaires Advans ou Zitouna Tamkeen.

Le programme de formation

Changez de voie professionnelle et entamez une carrière en tant que développeur FullStack JS Junior en seulement 16 semaines, pendant lesquelles vous apprendrez toutes les technologies nécessaires pour intégrer la vie professionnelle. 

Vous y apprendre ainsi les fondamentaux du Front-end, la création d’un site web attrayant et interactif, le Front-end avancé avec React et Redux, le Back-end avec NodeJS et Express, la gestion des bases de données et la création d’une Rest API…

Pendant 4 mois, vous apprendrez à vous familiariser avec le monde du développement Web, à maîtriser les outils du développement web, à interagir avec des personnes partageant les mêmes idées, à acquérir les compétences et les connaissances de base nécessaires pour former une base solide des exigences actuelles du marché du développement Web, à construire un portfolio GitHub en complétant les projets sélectionnés pendant la période de formation, à construire une application Web entièrement fonctionnelle à l’aide de la pile MERN qui intégrera toutes les connaissances et compétences acquises au cours de la formation, et qui vise à être une preuve de la volonté de l’étudiant à travailler dans le monde réel.

Vous ferez ainsi partie d’une communauté unique au sein de laquelle la chance vous est donnée de développer vos compétences et de créer un réseau riche et unique.

Un suivi personnalisé jusqu’à votre recrutement

Durant cette formation les participants au programme auront un accès de 24h/24, 7j/7 à notre plateforme éducative qui assure une expérience utilisateur facile et fluide et dessine un parcours et des checkpoints clairs. Un suivi personnalisé sera assuré par les instructeurs de GoMyCode. Tous les participants seront pris en charge à chaque étape de leur parcours pour les aider à bien assimiler le contenu du programme. 

Par ailleurs, une liste de plusieurs ateliers techniques est assurée par les instructeurs et les partenaires de GoMyCode dans le but de consolider vos connaissances, de combler les lacunes et de répondre à vos besoins. Un cycle de formations en soft-skills est également planifié et ce dans le but de vous préparer et de faciliter votre intégration une fois retenus. Enfin, nous organisons aussi une série d’événements (hackathons, challenges;, Meet-ups, espaces de networking) vous permettant d’acquérir des compétences complémentaires ou encore de vous initier à d’autres technologies.

Mais le must offert par ce programme sera le suivi effectué par GoMyCode après la formation pour vous aider à trouver une opportunité d’emploi en vous mettant en relation avec notre réseau d’une quarantaine de partenaires impliqués dans l’expérience d’apprentissage (accueil d’ateliers, etc) et dans le recrutement des diplômés.

Alors prêts à devenir développeurs? N’hésitez pas à vous inscrire ici: https://gomycode.co/reskill-upskill

La boîte à outils: L’Arduino Uno

Parmi les outils que vous maîtriserez dans nos programmes pour enfants, vous retrouverez la carte Arduino, une carte électronique équipée d’un micro-contrôleur afin de pouvoir créer un robot.

Celle-ci connaît un véritable succès et est l’une des plus utilisées à travers le monde.

En effet, largement disponible sur le marché, ne coûtant pas très cher, ayant une faible consommation d’énergie, ne nécessitant pas de matériel de programmation supplémentaire, ayant un langage de programmation simple et convivial et disponible en Open Source, la carte Arduino est l’outil indispensable lorsque l’on veut s’initier à créer son premier robot, en complément de quelques connaissances en électricité et la maîtrise des ABC des logiciels de programmation par blocs, comme par exemple Scratch.

Une interface programmable en Open Source

La carte Arduino est une interface programmable. A partir d’un micro-contrôleur, en quelques sortes, le cerveau du robot, elle permet, grâce à des événements détectés par des capteurs, de programmer et commander des “actionneurs”.

La meilleure carte de microcontrôleur pour débutants est sans conteste Arduino Uno. Puissant et facile à apprendre ArduinoUno est une carte de développement basée sur le microcontrôleur d’exploitation open source ATmega328P (16 MHz). Il fonctionne en 5V, ce qui signifie que vous pouvez également l’utiliser tout en étant connecté à un port USB de votre ordinateur. Il contient 6 broches numériques et 6 broches analogiques qui vous permettent de connecter plusieurs accessoires et de créer des projets complets.

La programmation Arduino est très facile, Arduino IDE vous permet d’écrire des codes dans un langage de haut niveau familier qui le convertit ensuite automatiquement en Arduino. Cela vous permet de vous concentrer sur la construction de projets et de laisser le programme se soucier du reste.

Ainsi, pas besoin d’être un as de la programmation pour pouvoir contrôler des éléments mécaniques.

Développé par des enseignants et élèves d’une école de Design italienne en 2004, Arduino Uno a connu plusieurs évolutions grâce notamment au fait qu’il soit open source et que donc tout un chacun puisse l’utiliser et lui apporter les modifications à sa guise.

Une utilisation facile

Si vous n’êtes pas un as de la programmation, ne paniquez pas. Fournie avec un câble USB qui vous permet de la connecter à un ordinateur, la carte Arduino Uno vous permet soit d’y installer des modules programmés que vous trouverez sur le net pour effectuer certaines actions, soit de les créer vous même.

Elle offre ainsi l’avantage indéniable de ne pas apprendre de manière poussée le langage de la programmation C ou C++.

Comment l’utiliser?

Cette carte peut vous permettre un tas d’applications, la seule limite étant votre imagination et un peu aussi votre budget. En effet, pour en faire des actions assez complexes, il se pourrait que vous devriez acheter des ressources complémentaires.

Mais avec une simple carte Arduino Uno, vous pourrez par exemple télécommander l’éclairage de votre domicile ou celui de vos volets ou créer un robot ayant une activité que vous lui dédierez.

Pour commencer, et une fois votre carte Arduino Uno en main, il faudra télécharger Arduino. Dès que vous cliquerez dessus, s’affichera une page vierge dédiée à y entrer vos codes.

Une fois vos codes entrées, vous connecterez votre carte au PC grâce à un câble USB et vous y transférerez les programmes. Ainsi,  les informations seront envoyé à votre carte et vous pourrez ainsi tester la configuration de votre programme, afin de vérifier sa viabilité.

Retrouvez l’ensemble de nos programmes Kids ici: https://www.gomycode.tn/kids

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La boîte à outils: Scratch

Comment les jeux vidéo en ligne recréent des liens sociaux?

Comment trouver rapidement un emploi dans la tech en temps de crise

La crise générée par le Covid-19 au niveau de l’emploi est alarmante. Selon l’Organisation Internationale du Travail, 195 millions d’emplois à temps plein pourraient être perdus dans le monde au cours du deuxième trimestre de 2020. Aux Etats-Unis par exemple, à fin mars 2020, le pays a connu la plus grande hausse du nombreux de chômeurs par mois depuis 45 ans.

Si vous êtes chômeur ou à la recherche d’emploi, ces chiffres alarmistes ne doivent cependant pas vous effrayer car des solutions existent. Car oui, derrière chaque crise existe des opportunités, et si des industries ferment aujourd’hui leurs portes, d’autres au contraire, connaissent des croissances exponentielles et cherchent donc à recruter. De nombreuses entreprises dans la cybersécurité, l’assurance, les soins de santé, les services aux entreprises, l’éducation en ligne et le divertissement numérique sont devenues encore plus solides qu’auparavant et connaissent une certaine prospérité leur permettant de recruter.

Ces dernières, qui permettent une certaine flexibilité du travail se sont pour la majorité adaptées à la crise en mettant en place un process de travail en remote. Aux Etats-Unis, FlexJobs, site de demande d’emploi en remote, a connu une augmentation de 4% des offres d’emplois à distance de février à mars.

En Tunisie, s’il est difficile d’obtenir des chiffres, la tendance est la même mais moins marquée: “Il faut faire la distinction entre les offres d’emploi dans la Tech et en remote. Pour les emplois dans la Tech comme les développeurs, nous en avons toujours eu de nombreuses offres. La crise n’a pas changé grand chose. Je pense que les entreprises qui avaient besoin de développer des solutions digitales durant le confinement se sont tournées vers d’autres entreprises spécialisées car il y avait urgence” affirme à GoMyCode, le gérant d’un des sites de recherches d’emploi en Tunisie.

Cependant pour le travail en remote, c’est autre chose: “En mars et avril, on ne s’attendait pas à avoir autant d’offres d’emploi. Disons que c’est 80% d’un mois normal au cours de l’année. Pour les entreprises qui ont recruté des développeurs, ça n’a pas changé grand chose puisqu’ils peuvent travailler en remote. Mais ce qui est surprenant, c’est que le remote n’est pas si présent que cela dans d’autres domaines” assure-t-il.

Ces entreprises qui ont choisi d’axer ou de virer vers plus de technologie continuent donc de recruter puisque les compétences qu’elles cherchent sont souvent celles liées au digital. En effet, le Covid-19 a forcé de nombreuses entreprises à revoir leurs processus en misant désormais sur le “online” puisqu’aujourd’hui la création et la maintenance de sites Web, d’applications et d’une solide présence en ligne sont essentielles pour ces entreprises et ces organisations. Ainsi tout l’écosystème des développeurs est largement recherché, des développeurs front-end aux spécialistes du marketing digital mais également le volet commercial et administratif qui aujourd’hui aussi se décline en ligne.

Restez flexibles

Si le but est d’obtenir un emploi dans le domaine de la Tech, c’est le moment de foncer. Même s’il ne s’agit pas du job de vos rêves, il faut rester flexible car la situation économique globale n’est toujours pas au beau fixe.

Il se pourrait que l’on vous offre du temps partiel, de l’intérim ou un CDD, c’est toujours mieux que rien. La situation pourrait très vite s’améliorer et vous ouvrir de nouvelles perspectives.

“Il faut comprendre que la situation est peut-être difficile aujourd’hui économiquement, mais les entreprises qui ont franchi le pas en passant au digital et en remote ont déjà un temps d’avance par rapport aux autres. Donc si aujourd’hui, vous rêvez de Google mais qu’on vous offre un poste dans une entreprise qui entame sa mue digitale ou une startup à fort potentiel, foncez car l’avenir leur appartient et le votre aura de plus grandes perspectives avec eux” affirme Malek, chasseur de tête pour de grandes sociétés opérant entre Paris, Bruxelles, Dubaï et Tunis.

Où chercher votre emploi dans la tech?

Pour Malek, l’idéal serait déjà de chercher auprès des entreprises qui sont déjà digitalisée dès le départ. Leur croissance exponentielle durant cette crise, leur a permis d’être aux avants-postes et d’être bien plus agiles que les autres, ils ont donc un fort besoin de recruter. Mais où trouver ces offres d’emplois?

Selon lui, il existe des disparités dans les moyens de recherche selon sa position géographique. Il explique que sur le plan mondial, les grandes entreprises cherchent de plus en plus un soft-skills particulier: la créativité. C’est pour cela qu’ils délaissent les sites d’annonces habituels ou les réseaux sociaux professionnels comme Linkedin pour aller vers des plateformes où l’on peut faire preuve de plus de créativité comme Reddit ou Gitter.

Mais cela n’est pas encore totalement le cas en Tunisie: “Dans les pays du Maghreb en général nous sommes encore dans le traditionnel avec Linkedin et les sites d’annonces mais certaines grandes structures changent leurs approches grâce à des DRH formés à l’étranger. Par exemple, un des géants de la télécommunication en Tunisie en plus des moyens traditionnels essaye de trouver les perles rares en graphic design sur Behance ou d’autres profils sur Medium. Il estime que si un profil est sur ce genre de plateforme c’est qu’il a de la créativité et une capacité à mettre en avant ses réflexions, ses services…il peut apporter un plus”.

Mais aujourd’hui, il préconise de sortir de ce carcan à vouloir chercher un job dans son pays: “Le Covid-19 a fait accélérer le travail en remote. Donc aujourd’hui si vous êtes développeur et que vous vous trouver à Gabès par exemple, vous pouvez postuler pour entreprise qui travaille à Honolulu, à Prague ou n’importe où dans le monde sans problème. Si vous avez les compétences vous serez pris, et ça c’est une chance inouïe car mondialement la demande dans l’IT, le Business Software, les Financial Services et l’education software explosent. C’est ainsi que j’ai pu placer un graphic designer et un développeur Back-end qui vivent en Tunisie dans une grande société allemande à Dubaï. Ils travaillent avec eux sur le développement d’une application”.

Les secteurs qui recrutent, qui ont gelés leurs recrutements ou qui licencient au 7 mai 2020.
Infographie évolutive en temps réel réalisée par Candor. Celle-ci, collaborative, se base sur les déclarations d’entreprises du monde entier.

Freelance et remote, tickets gagnants?

Si le remote est une nouvelle philosophie qui séduit de plus en plus les entreprises (pour des raisons économiques car moins de charges) et les salariés (hausse de la productivité, plus grand confort…) et qu’il sera à n’en pas douter le mode de travail le plus apprécié post-covid, le Freelance est aussi une opportunité en ces temps de crise.

En effet, travailler de façon indépendante, à son propre rythme, en choisissant ses missions tout en faisant rentrer de l’argent, est quelque chose de non négligeable en ces temps. D’autant plus que cela ne nécessite pas souvent une spécialisation accrue. Par exemple, en maîtrisant les bases du langage informatique comme le HTML ou le CSS, il vous est possible de trouver des missions de courtes durées en Freelance pour avoir des revenus. En Tunisie, il est possible de trouver des missions qui vont de 50 dinars à plus de 1000 dinars la pige.

La majorité des emplois recherchés en Freelance viennent de petites structures ou de personnes travaillant de façon indépendante. Ils cherchent à embaucher quelqu’un pour un but particulier comme créer un site web, créer du contenu digital…car ils ne savent pas le faire et que recruter quelqu’un à plein temps serait d’abord trop cher et ensuite illogique. En ces temps de pandémie, vous trouverez toujours un commerce qui cherchera à créer son site web, à l’améliorer ou mettre à jour ses réseaux sociaux…les opportunités existent.

La crise du Covid-19 est une mine d’opportunités dans le monde de la Tech. Même si les entreprises sont en difficultés, toutes veulent se digitaliser au plus vite, et toutes n’ont pas les moyens de recourir à une grande société, donc elles engagent des Freelances. C’est là que des opportunités d’emploi existent. On trouve aujourd’hui des épiceries qui ont leur site web ou des applications, développées par des Freelances depuis leurs domiciles. Il faut savoir élargir ses horizons en temps de crise et pas besoin d’être un développeur sénior pour trouver un emploi.

Il vous suffit de maîtriser les bases comme HTML, CSS pour trouver de bonnes opportunités. Ensuite, profitez-en pour monter en compétences en apprenant de nouveaux langages comme React, JavaScript ou Python. Cela ne vous prendra pas énormément de temps pour en maîtriser les ABC.

Mieux se positionner…en ligne

Le confinement impacte aussi le processus de recrutement et votre façon d’être “visibles”.

En effet, en cette période, vu qu’il est très difficile de faire du réseautage de manière traditionnelle, le web est votre meilleur allié. N’hésitez donc pas à entrer en contact avec des communautés qui sont proches à vos compétences professionnelles et à échanger, commenter sur les réseaux sociaux ou professionnels ou à participer à des conférences en ligne pour mieux vous faire connaitre et faire connaitre votre expertise.

Par ailleurs, actualisez votre profil Linkedin, créez un portfolio ou votre propre site web pour vous mettre en avant. Aujourd’hui, votre profil numérique est tout aussi important que votre CV donc gardez à l’esprit de faire en sorte que votre présence en ligne soit cohérente avec l’image professionnelle que vous souhaitez faire passer tout en étant vous même.

Ensuite, il vous faudra mettre à jour votre CV. En effet, il est important d’y ajouter les différentes expériences de travail à distance ou en ligne que vous avez déjà effectué. Même le suivi de cours en ligne pourraient être un plus. Cela permettra de démontrer à votre recruteur que vous avez déjà une expérience du travail en remote et qu’il peut vous faire confiance.

Une fois que votre réseautage a fonctionné et que vous avez un entretien, il faut savoir qu’il y a de très fortes chances qu’il se passe en ligne. Il faudra donc être prêt à savoir utiliser les outils de visioconférence et comme un entretien normal, vous préparer du mieux possible en anticipant les questions qui vont vous être posées. Gardez à l’esprit que cette crise à fait naître de nouvelles visions des choses et que des questions autour de votre façon d’appréhender votre travail en remote puisse être posées.

Comprendre le Covid-19 par la musique!

Si on sait encore relativement peu de chose sur Covid-19 et de ses évolutions, des chercheurs du MIT ont réussi à allier science et musique pour mettre en musique une des partie des les plus “importantes” du virus.

L’objectif à travers cette nouvelle approche est d’essayer de mieux comprendre le Covid-19 et sa structure.

La partie du virus mise en musique est une protéine en forme de pointe responsable de l’envahissement des cellules en permettant à celui-ci de s’accrocher aux récepteurs.

Sonification du virus

Derrière cette idée, se cache un scientifique du MIT, Markus Buehler, musicien et scientifique, qui développe des modèles d’intelligence artificielle pour concevoir de nouvelles protéines, parfois en les traduisant en sons. Ce dernier a décidé d’appliquer le procédé de “sonification”, déjà largement utilisé en astronomie par exemple au Covid-19.

Ainsi, ce procédé permet à travers l’acoustique d’avoir une vision plus claire d’une structure complexe en mettant en évidence des liens qui pourraient ne pas être évidents visuellement.

Si ce procédé n’est pas encore extrêmement développé, il est utilisé par exemple en médecine, où les appareils affichant les fonctions vitales utilise ce procédé comme complément. Idem pour le compteur Geiger qui est basé sur la sonification.

Buehler et ses collègues tentent ainsi de décortiquer les propriétés vibratoires du virus à travers des spectres sonores moléculaires, qui pourraient détenir une clé pour arrêter le virus.

“Les protéines qui composent tous les êtres vivants sont vivantes avec la musique”

Étude du MIT, Markus Buehler on setting coronavirus and AI-inspired proteins to music

Une symphonie qui en dit beaucoup

Buehler et son équipe ont réussi à former un algorithme de Deep Learning réussissant à retranscrire en sons les acides aminés formant la protéine du Covid-19, et ce grâce à un travail effectué précédemment par le scientifique. En effet, celui-ci travaillait déjà avec son équipe sur un projet de sonification et avait développé son algorithme en y incluant une base de données des séquences d’acides aminés et des formes tridimensionnelles d’environ 120 000 protéines.

“En règle générale, le son est produit en faisant vibrer un matériau, comme une corde de guitare, et la musique est créée en arrangeant les sons selon des modèles hiérarchiques. Avec l’IA, nous pouvons combiner ces concepts et utiliser les vibrations moléculaires et les réseaux de neurones pour construire de nouvelles formes musicales. Nous avons travaillé sur des méthodes pour transformer les structures protéiques en représentations audibles et traduire ces représentations en nouveaux matériaux” a assuré Buehler.

“Nos oreilles captent toutes ses caractéristiques hiérarchiques : hauteur, timbre, volume, mélodie, rythme et accords. Nous aurions besoin d’un microscope très puissant pour voir les détails équivalents dans une image, et nous ne pourrions jamais tout voir en même temps”

Mark Buehler

Cette approche a permis d’entendre la “structure physique” des protéines du Covid-19, car celle-ci est très complexe visuellement. En effet, la protéine principale de celui-ci contient trois chaînes de protéines repliées en “un motif fascinant”: “Nous avons représenté la structure physique des protéines, avec ses chaînes enchevêtrées, comme des mélodies entrelacées qui forment une composition multicouche. La séquence d’acides aminés de la protéine principale, ses modèles de structure secondaire et ses plis tridimensionnels complexes sont tous présentés. Le morceau résultant est une forme de musique de contrepoint, dans laquelle les notes sont jouées les unes sur les autres de façon superposée. Comme une symphonie, les motifs musicaux reflètent la géométrie intersectée de la protéine réalisée en matérialisant son code ADN” explique le chercheur du MIT.

Cette modélisation musicale lui a permis d’apprendre beaucoup sur le virus et notamment son “étrange capacité à tromper et à exploiter l’hôte pour sa propre multiplication”: “En l’écoutant, vous pourriez être surpris par le ton agréable, voire relaxant, de la musique. Mais il trompe notre oreille de la même manière que le virus trompe nos cellules. C’est un envahisseur déguisé en visiteur amical. Grâce à la musique, nous pouvons voir le pic du SARS-CoV-2 sous un nouvel angle et apprécier l’urgence d’apprendre le langage des protéines” assure-t-il ajoutant que le génome ou matériel génétique du virus, lui permet de détourner la fabrication des protéines d’une cellule pour fabriquer des protéines virales à la place.

Pour lui, cette sonification du virus est un atout majeur dans la lutte contre le Covid-19 et pourrait être à l’origine d’une nouvelle protéine capable d’annihiler ses effets: “Grâce à la musique que nous avons créée, nous avons analysé la structure vibratoire de la protéine principale qui infecte l’hôte. La compréhension de ces modèles vibratoires est essentielle pour la conception de médicaments et bien plus encore. Les vibrations peuvent changer à mesure que les températures se réchauffent, par exemple, et elles peuvent également nous expliquer pourquoi la pointe du SRAS-CoV-2 gravite davantage vers les cellules humaines que les autres virus (…) Nous pourrions également utiliser une approche compositionnelle pour concevoir des médicaments pour attaquer le virus. Nous pourrions rechercher une nouvelle protéine qui correspond à la mélodie et au rythme d’un anticorps capable de se lier à la protéine de pointe, interférant avec sa capacité à infecter” a-t-il conclu.

Cette approche, qui peut paraître extravagante, pourrait finalement révolutionner la lutte contre le Covid-19, permettant aux scientifiques de mieux appréhender sa structure pour le combattre. Mieux encore, l’association de la musique, de la biochimie et de la Tech, vient prouver qu’aujourd’hui plus que jamais, une vision large et multidimensionnelle mêlant des domaines jugés différents pourrait changer le monde de demain.

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La réponse des étudiants Tunisiens au Covid19: de l’idée à la start-up

Tout a commencé par une idée, une simple discussion entre étudiants.

Face à la crise du Covid-19 qui sévit dans le monde et en Tunisie, plusieurs étudiants de l’Ecole Nationale d’Ingénieurs de Sousse (ENISo) ont décidé de mettre en pratique ce qu’ils ont appris afin d’apporter des solutions innovantes aux personnes placées en première ligne face au coronavirus, à savoir, le personnel hospitalier, les forces de l’ordre et la protection civile.

Après des discussions avec leurs professeurs et plusieurs techniciens et avec le soutien du directeur de l’ENISo, l’idée a germé dans leurs têtes. Commencer d’abord par la création, à faible coût, de visières et de masques de protection. Grâce à une imprimante 3D et à une découpe laser, près de 3000 visières et masques ont été créés et offerts par ces étudiants, qui ont également fourni en open source leur modèle.

Face au succès rencontré et aux soutiens obtenus, ces jeunes étudiants ont décidé de lancer leur propre startup, après un énième succès dans le cadre de “Yes We Breath”, un challenge lancé par l’ENISo à ces étudiants: celui de créer un respirateur automatique d’oxygénothérapie nasale à haut débit.

En effet, face à la pénurie de respirateurs en Tunisie et en prévision des cas sévères de Covid-19, les étudiants ont pris ce besoin à bras le corps pour en faire un projet innovant. “Les 12 derniers jours ont semblé être un mois entier” a affirmé, le 08 avril dernier, Taha Grach, étudiant en 2ème année d’études d’ingénieur à l’ENISO et membre de l’équipe, évoquant “une période incroyablement intense”.

En quelques jours, Taha et ses camarades ont répondu au défi “Yes WE Breath” avec succès en mettant sur pied un prototype validé par les professionnels de la santé et remis depuis à l’hôpital universitaire Farhat Hached de Sousse, tout en continuant de développer de nouveaux modèles améliorés.

Débutée le 16 mars dernier, l’aventure de ces étudiants à fait le tour du monde, passant dans la majorité des médias nationaux et internationaux et inspirant de nombreux autres camarades à travers le monde, notamment en Palestine, où des jeunes étudiants ont repris les mêmes données en open source pour réaliser des masques similaires. En moins de 2 mois, Taha Grach et ses collègues ont lancé leur startup et comptent continuer à allier technologie, ingénierie et médecine pour continuer à servir leur pays.

“Ce projet nous a réuni et nous avons travaillé ensemble jours et nuits, faisant de nombreux sacrifices. Il a fallu beaucoup de patience pour atteindre notre objectif” assure-t-il avant de poursuivre: “Cette expérience nous a donné l’opportunité de viser plus loin et de travailler plus dur. Avec ce modeste statut, je veux annoncer le lancement de notre Startup après avoir remporté la compétition Novation challenge, première du genre en Tunisie, qui est en charge de la conception et du développement des dispositifs médicaux”.

L’initiative de Taha et de ses camarades a donné de nombreuses idées à d’autres étudiants de l’ENISo, dans le cadre de la lutte contre le Covid-19, qui à leur tour, ont également créé un stérilisateur à rayons U.V afin de stériliser les objets ne pouvant l’être avec de la javel ou du gel hydro-alcoolique à l’instar des téléphones portables, des billets de banque ou encore de petits appareils électroniques.

D’autres initiatives continuent depuis maintenant 2 mois à voir le jour partout à travers la Tunisie grâce à l’esprit innovant d’étudiants de l’ensemble du pays.

De nombreux challenges sont également organisés dans ce cadre afin de soutenir ces projets. Tel est le cas du GoMyCode qui a organisé son Hackathon en ligne les 17 et 18 avril et qui a vu trois solutions à portées diverses remporter des prix.

Une nouvelle fois, la jeunesse tunisienne montre qu’en temps de crise, l’on peut compter sur elle. Ce qu’ont réalisé les étudiants de l’ENISo, tout comme de nombreux autres à l’échelle nationale ces derniers mois à travers l’innovation, la création, le développement de solution, que ce soit au niveau médical, sanitaire, sécuritaire, social ou bénévole, est une nouvelle preuve que la Tunisie est une terre de jeunes talents qui ne cherchent qu’à s’exprimer et à avoir les moyens de réussir. Cette crise, qui a créée de nombreuses opportunités, sera peut-être l’occasion pour nombre d’entre eux de prendre enfin leur envol.

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Hacker nos rêves? C’est possible! L’incroyable recherche du MIT

On se pensait à l’abri, dans la chaleur de notre lit, en train de faire de beaux rêves…et ben, peut-être pas finalement!

Les chercheurs du Massa­chu­setts Insti­tute of Tech­no­logy (MIT) ont développé une technologie capable de “hacker”…nos rêves. Mais rassurez-vous, c’est pour notre bien, puisque cela permettrait de booster notre créativité.

Explications.

Le sommeil offre une opportunité pour stimuler la pensée créative en l’absence d’attention dirigée. Si seulement les rêves pouvaient être contrôlés.

Dream Lab, MIT

Selon le MIT, nous passons 1/3 de notre vie à dormir. Durant notre sommeil, nous sommes en partie inconscients. Le problème, c’est que n’avons pas accès à cet inconscient. Or celui-ci recèle de nombreuses clés de notre créativité comme la consolidation de la mémoire, la génération de visons créatives, la régulation des émotions, qui sont étroitement liés à nos rêves.

“Dans ce projet, nous explorons des moyens d’augmenter la créativité humaine en étendant, en influençant et en capturant les rêves lors de la première phase du sommeil. Il est actuellement impossible de nous forcer à être créatifs car tant d’associations d’idées créatives se produisent en l’absence de contrôle exécutif et d’attention dirigée. Le sommeil offre une opportunité pour stimuler la pensée créative en l’absence d’attention dirigée. Si seulement les rêves pouvaient être contrôlés” explique le dream lab du MIT, qui a développé une technologie unique pour pouvoir accéder et prendre le contrôle de nos rêves, appelée Dormio.

D’Edison, Dali, Tesla et Poe à Dormio

En effet, selon les scientifiques du MIT, pendant le sommeil, une fenêtre d’opportunité se présente sous la forme d’hypnagogie, un état de sommeil semi-lucide où nous commençons tous à rêver avant de tomber complètement inconscient. Cette hypnagogie se caractérise par une “imprévisibilité phénoménologique, une perception déformée de l’espace et du temps et une association d’idées spontanée et fluide”.

Thomas Edison, Nikola Tesla, Edgar Allan Poe et Salvador Dalí ont tous accédé à cet état “pour capturer des idées créatives générées par des micro-rêves hypnagogiques”. Le procédé est simple: Tous faisaient une sieste avec un objet métallique à la main. Une fois la phase d’hypnagogie passée, le corps se relâche et l’objet métallique tombe au sol les réveillant, ce qui leur permettait de garder à l’esprit les idées créatrices rêvées lors de cette phase.

C’est en s’inspirant de ces exemples, qu’est venue à l’esprit des chercheurs du MIT de lancer Dormio.

La créativité humaine … découle de l’accès aux forces sous-jacentes et inconscientes

Eric Kandel – Prix Nobel de Physiologie ou de Médécine

“Dans ce projet, nous modernisons cette technique, en utilisant un ‘robot social interactif’ accompagné d’un système de suivi des stades du sommeil, personnalisé et d’un biofeedback auditif. Nous avons été capables d’influencer, d’extraire des informations et d’étendre les micro-rêves hypnagogiques pour la première fois: nous avons constaté que l’utilisation active de l’hypnagogie avec ce système peut augmenter la créativité humaine” assure le Dream Lab du MIT.

Pour les chercheurs, dans la vie “éveillée”, il est extrêmement difficile de se concentrer et de “nous forcer à être créatifs car une grande partie de notre association d’idées désinhibée et de l’incubation créative se produit en l’absence d’attention dirigée (…) L’attention elle-même comporte des filtres et des censeurs qui inhibent certaines idées créatives que notre conscience juge trop atypiques. Si les rêves pouvaient être contrôlés, le sommeil offrirait une opportunité pour susciter des pensées divergentes en l’absence d’attention dirigée et de contrôle cognitif”.

Comme un gant

Le gant développé par le Dream Lab du MIT pour suivre et “hacker” votre sommeil
Credit:Oscar Rosello

La technologie développée par le MIT, Dormio, a la forme d’un gant. Celui-ci suit les rythmes du sommeil et ses états jusqu’à hypnagogie. A cette étape, les chercheurs du MIT envoient des signaux sonores sous forme de mots comme “Lapin” ou “Fourchette”: “nous avons constaté que chez les sujets que nous avons testés, ces mots sont entrés de manière fiable dans les rêves hypnagogiques en tant que contenu de rêve (…) et que l’utilisation active de l’hypnagogie avec le système Dormio peut augmenter la créativité humaine mesurée par la flexibilité, la fluidité, l’élaboration et l’originalité de la pensée” se félicitent les chercheurs.

Dormio a déjà été testé sur 65 volontaires. Si la première étude sur 15 sujets a été une réussite, une deuxième étude à autour de cette expérimentation de “l’incubation de rêves et de l’augmentation de la créativité” sera publiée sous peu assure le MIT.

“Nous avons encore beaucoup de travail à faire! Bien que nous soyons inspirés par les résultats avec les ~ 15 personnes qui ont utilisé Dormio jusqu’à présent, nous devons augmenter le nombre de tests pour être sûr des capacités du système. Deuxièmement, nous voulons tester si le contenu que nous acceptons dans les micro-rêves hypnagogiques se transfère dans le contenu du rêve fait lors du sommeil paradoxal. Troisièmement, nous voulons tester la mémoire, l’apprentissage et l’effet de régulation des émotions du contenu hypnagogique accepté comme méthode de réactivation de mémoire ciblée” concluent les chercheurs du MIT.

E7mi.tn, la solution tunisienne pour le tracking post-confinement?

La question du tracking des citoyens lors de la période post-confinement, afin de mieux préparer et maîtriser une deuxième vague éventuelle du Covid-19, secoue le monde entier, la Tunisie aussi prépare son plan d’action.

Le ministre de la Santé l’a brièvement annoncé le 29 avril: la Tunisie aussi utilisera une solution de tracking a-t-il assuré ne donnant aucun autre détail.

Ce que l’on sait actuellement, c’est que le ministère enchaîne les réunions à la rencontre d’entreprises développant des solutions de tracking. Reste à savoir si celui-ci choisira une solution avec un traitement centralisé des données collectées par un organisme officiel de l’Etat -qui fera par la suite le matching entre la personne affectée et les personnes qui ont été en sa présence- (ce que feront probablement la France et le Royaume-Uni) ou une solution où les données sont conservées localement sur le téléphone des utilisateurs de l’application (ce que fera l’Allemagne).

Parmi les entreprises ayant présenté une solution de tracking post-confinement au gouvernement tunisien, l’on retrouve Wizzlabs avec son application E7mi.tn.

Son CEO, Akil Nagati nous explique tout sur cette application.

GoMyCode: Vous êtes derrière E7mi.tn, l’application 100% tunisienne de tracking proposée pour le déconfinement. Pouvez-vous vous présenter?

Akil Nagati: J’ai 26ans, je suis le CEO de la société Wizzlabs, une entreprise tunisienne, fondée en 2015, qui développe des produits de marketing de performance. Je suis Ingénieur en informatique diplômé de l’école polytechnique de l’Université Paris-sud (Polytech Paris-Sud 2).

Concrètement comment fonctionne votre application?

E7mi vise à contribuer à la réduction de la propagation du virus parmi nous. L’une des caractéristiques les plus importantes du virus Covid-19 est que lorsqu’une personne en est infectée, elle peut rester asymptomatique jusqu’à deux semaines. Pendant cette période, la personne est contagieuse pour son environnement, notamment avec la possibilité d’infecter des personnes de façon aléatoire. Ce processus est répété pour chaque personne affectée à son tour par le virus et il devient très difficile d’arrêter la propagation.

L’application E7mi offre une solution à cette problématique. Une fois l’application téléchargée et installée, elle commence automatiquement à détecter et à stocker les interactions survenues, c’est-à-dire, à chaque fois qu’on se trouve dans un rayon de quelques mètres d’une autre personne possédant l’application, sans révéler l’identité de l’utilisateur dans le cadre du respect des données personnelles.

Dans le cas où quelqu’un qui se rapprochait de vous et qui a été testé positif par la suite, l’application vous en informe sans révéler l’identité de la personne infectée. L’application pourra également permettre à l’État tunisien de contacter toutes les personnes qui ont approché la personne infectée. Elle peut les diagnostiquer avant l’apparition des symptômes. Elle permet également à l’État d’orienter ses ressources en matière de tests.

De cette façon, nous serons capables d’endiguer la propagation du virus de manière simple et rapide.

Qu’en est-il de la protection des données personnelles?

L’application E7mi est soigneusement conçue pour protéger les données personnelles des citoyens:

– Le numéro de téléphone de l’utilisateur est la seule information qui doit être fournie afin de faciliter le processus de prise de contact en cas d’infection présumée.

– Les utilisateurs ne peuvent pas déterminer l’identité des personnes qui les ont approchées, infectées ou qui sont la source de la contamination.

– Les informations des interactions survenues pour une journée sont automatiquement supprimées après 14 jours.

– Toutes les communications entre le serveur et l’application se font via des systèmes de chiffrages selon les normes internationales

– Les informations ne sont pas utilisées pour d’autres fins que la santé publique. Le système est désactivé et détruit une fois la menace de l’épidémie passée.

– L’Etat tunisien peut installer le système sur ses serveurs pour plus de protection.

– Le code de l’ensemble du système est ouvert à l’Instance nationale de protection des données personnelles pour examen et audit.

Que répondez-vous à ceux qui disent que ce genre d’application, entre les mains des autorités, peuvent être un moyen de restreindre les libertés?

En temps normal, ceci est vrai, et j’aurai partagé le même avis. Mais en situation de crise et pour le bien de citoyens, l’utilisation d’une telle application peut être toléré mais avec des conditions:

• Ceci doit être et RESTER exceptionnel et limité à cette pandémie, nous devenons revenir à l’état initiale une fois qu’on aura dépassé la situation

• Le collecte, l’accès et le traitement de ces données doit être entièrement contrôlé par l’Instance nationale de protection des données personnelles.

Il faut garder à l’esprit que ces mêmes données personnelles, voire plus, sont collectées, stockées et traitées en temps réel par des entreprises étrangères, avec ou sans votre consentement, et sur lesquels le droit tunisien ne s’applique pas. Lorsque vous vous connectez pas exemple à Facebook, Google, Netflix…vous y laissez des données personnelles autrement plus sensibles.

Sur votre site il est mentionné que vous attendez l’aval des autorités. Des discussions ont-elles commencé à avoir lieu?

Les discussions avec les autorités ont commencé, ils étaient proactifs et nous avançons ensemble sur le projet actuellement. Une fois le projet validé, nous le mettrons en ligne très rapidement.

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